
Ensemble, créons l’argent pour financer les transitions
ET doubler l’impact de nos euros sur le territoire.




En changeant un euro en une Gonette…

Une Gonette circule sur le territoire du Rhône

Un euro déposé en banque éthique et finance des projets de la transition écologique et sociale
La Gonette, rien de plus simple !

Quoi ?
Une monnaie locale et citoyenne

Combien ?
1 Gonette = 1 euro

Comment ?
En billets-coupons et en numérique

Où ?
En région lyonnaise
Gonettes en circulation
Pros et Assos qui l'acceptent
Utilisateurs·trices
Pour aller plus loin
La monnaie Quésaco ?
Alors que la monnaie est omniprésente dans toutes les sociétés humaines (oui, oui, toutes !), elle reste un objet de débat (qui n’arrive pas à mettre d’accord les économistes entre eux) toujours réactualisé.
La monnaie prend et a pris dans l’histoire de multiples formes. Des coquillages en Mélanésie aux billets de banque, en passant par les pièces en bronze, en argent et or au Moyen-Age, la monnaie peut néanmoins se définir par certains de ses invariants.
Tout d’abord, on peut s’appuyer, de manière pompeuse, mais cependant toujours utilisée, sur la définition d’Aristote. La monnaie est alors définie à travers ses trois fonctions : unité de compte, réserve de valeur et intermédiaire des échanges.
- Unité de compte : la monnaie permet de valoriser une unité économique (un bien, un service, du travail, etc.)
- Réserve de valeur : la monnaie préserve le pouvoir d’achat dans le temps ; elle peut donc être thésaurisée (épargnée)
- Intermédiaire des échanges : la monnaie permet de faciliter les échanges de biens et services.
Si cette approche est contestée par une partie des économistes aujourd’hui, la monnaie peut alors s’entendre davantage comme un moyen d’éteindre ses dettes. Dès lors, la monnaie permet de briser un lien d’endettement, alors qu’elle crée simultanément du lien social en intégrant les individus dans une même communauté.
La monnaie tombe-t-elle du ciel ?
Certain.e.s en rêveraient !
Cependant, la monnaie est émise principalement par les banques commerciales (chez qui vous avez un compte) et, dans une moindre mesure, par les banques centrales – en Europe, la Banque Centrale européenne (BCE).
Contrairement à certaines idées reçues, la monnaie émise par les banques commerciales ne provient pas de l’argent des autres clients possédant une épargne. La monnaie est créée d’un simple trait de plume, ou d’une simple ligne informatique pour être plus actuel, lorsqu’un individu contracte un prêt.
Les banques centrales émettent quant à elle une monnaie dite centrale qui est principalement utilisée par les banques commerciales lorsqu’elles se font des prêts mutuels, mais cette monnaie centrale est également accessible aux citoyen.ne.s par l’intermédiaire des pièces et des billets. Cette monnaie est appelée monnaie publique. Elle tend à disparaître avec la diminution des paiements en liquide (remplacés par le paiement sans contact, par virement, ou autres méthodes mobilisant votre compte courant). Cela augmente de ce fait la main-mise du secteur bancaire privé sur la sphère monétaire.
La monnaie émise depuis les années 1970 ne repose plus sur une contrepartie matérielle, tel que l’or. Depuis, la monnaie voit sa valeur et son acceptation par la population être garanties par la seule confiance dans le régime monétaire.
Or, le régime monétaire participe tout autant à véhiculer une certaine conception politique et épouse la morphologie du système économique – et donc, ses défaillances à prendre en compte intégralement les besoins sociaux et environnementaux des populations et de leur cadre de vie.
Mais alors, si la monnaie est tant liée au système économique, ne peut-on s’en passer ?
Il s’agissait du vieux rêve des économistes socialistes du XIXe., notamment en France. Néanmoins, si la monnaie n’est pas indissociable d’une société marchande (elle la précède), il est difficile de trouver des sociétés fonctionnant sans elle. Dès lors, la monnaie pourrait être libérée du banc des accusés, ce qui permettrait alors de penser les enjeux socio-économiques et les difficultés à résoudre sous des prismes alternatifs.
Dans ce cadre, des acteurs et actrices s’engagent et militent pour changer le système économique. L’une des possibilité est de se saisir des outils économiques en transformant leurs usages premiers. Les monnaies locales convertibles apparaissent dans cette perspective.
Elles se déploient en France depuis les années 2010.
Ces textes « pour aller plus loin » ont été rédigés par Nicolas Laurence, socio-économiste de la monnaie et bénévole pour La Gonette
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